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Au Secours j’suis Amoureuse (extraits)

21 février 2017 - Nos livres

Extrait 1/3

Un parfum agréable, mélange d’épices et de musc, charme mon odorat et un doux frisson parcourt tout mon corps. Quel est cet effluve qui chatouille mes narines ? Je lève les yeux de mon magazine et croise le regard de la personne qui partage mon allée. Je cligne des yeux à plusieurs reprises. Oh mon Dieu ! Comment est-ce possible d’être aussi beau ? Qui a dit : « Tous les hommes seront égaux » ? Mon œil ! Oui, c’est trop injuste ! Toute cette perfection en un seul homme, merde, ça ne devrait pas être permis. Je détourne mon regard, en rougissant, mon cœur bat la chamade comme si je venais de courir un deux cents mètres chrono aux Jeux Olympiques.

—Mince Aurélia, tu es habituée à ce genre de mecs tout de même, me sermonne Pierla.

Je ne sais pas si ce sont ses yeux bleus, un bleu profond comme l’océan et indéchiffrable, ou ses cheveux châtains en bataille, coupe parfaitement étudiée, ou sa large carrure qui semble musclée ou bien sa mâchoire carrée impeccablement rasée ou son teint légèrement mat. Toujours est-il que mon rythme cardiaque reste toujours au-dessus de la normale. J’ai l’impression d’être prisonnière dans un champ magnétique qui m’attire à lui comme un aimant. J’ai des bouffées de chaleur et l’air devient irrespirable. J’ai besoin de bouger.

Les jambes flageolantes, je me lève pour me rendre aux toilettes. Je lui demande de m’excuser afin qu’il se lève pour me laisser le passage. Même si l’espace est bien plus large dans cette partie de l’avion, j’ai l’impression qu’il le remplit à lui seul par sa prestance. Je crois que je vais défaillir lorsque j’arrive à sa hauteur. Je n’ose le regarder, je sens mon visage s’empourprer. Mon cœur tambourine toujours dans ma poitrine. Lorsqu’il se lève pour me laisser le passage, son odeur enivrante caresse mes narines et me propulse dans un univers jusque-là inconnu de mes sens. Je prends une profonde bouffée d’oxygène, afin de faciliter ma progression et ma démarche. Osant à peine le regarder, je lui adresse un sourire des plus débiles, en guise de remerciement, aucun son ne pouvant sortir de ma bouche, subitement desséchée. Je constate qu’il est bien plus grand que moi. D’après mon mètre soixante-dix, il doit être proche du mètre quatre-vingt-dix. Il m’adresse un vague signe de la tête et une petite mèche de cheveux lui tombe sur le front.

—T’as vu comme il est sexy ! Me dit Pierla.

—Merde ! Pas maintenant, garde tes remarques, pour plus tard. Là, je prends sur moi de toutes mes forces, pour paraître la plus naturelle possible, ça ne se voit pas ?

—Ben non, ça ne se voit pas, on dirait une guimauve qui s’avachit face à un feu de cheminée, me reproche-t-elle.

—Tais-toi, deux minutes, s’il te plaît.

Mais ma petite voix intérieure de l’entend pas de la même oreille et un échange incessant de réflexions introspectives me labourent le crâne, jusqu’à ce que j’atteigne les toilettes. L’espace est restreint mais je respire mieux et je parviens à reprendre mon calme.

— Mais t’es disjonctée, ma cocotte. On dirait une gamine de quatorze ans qui vient de voir sa rock star préférée ! Allô, il faut se réveiller ! me bassine Pierla.

J’entends dans les haut-parleurs, l’hôtesse qui invite les passagers à retourner s’asseoir car nous traversons une zone de turbulences. Je suis pourtant bien ici, à l’abri de cet homme dont je ne connais rien mais qui met tout mon corps en ébullition. Tout se bouscule dans ma tête et je n’y comprends rien. Pourquoi suis-je comme ça ? Pierla a raison, on dirait une jeune vierge effarouchée devant un sexe masculin. Ce n’est tout de même pas la première fois que je suis confrontée à un magnifique spécimen masculin, Giacomo, Fred et David en sont les exemples types.

—Bon, ma petite fille, tu ne vas pas passer le reste du vol dans ce cagibi ? me lance Pierla sur un ton ironique.

L’avion émet quelques secousses comme pour me dire, remue-toi et va t’asseoir, on s’occupera plus tard de tes états d’âmes. Lorsque je sors de mon refuge, j’ai tout le loisir d’observer mon bel inconnu, qui est plongé dans le New York Times.

—Alors comme ça, il est américain !me susurre Pierla.

—On dirait, dis-je rêveuse.

—Quel âge lui donnes-tu ?

—La trentaine à tout casser.

Lorsque j’arrive à sa hauteur, l’air se charge d’électricité, de nouveaux frissons parcourent ma colonne vertébrale. Il émane de lui une puissance, un magnétisme hors du commun. Il ne daigne même pas lever les yeux de son journal et glisse ses jambes sur le côté de son siège afin de libérer l’espace nécessaire à mon passage.

—Il est peut-être très séduisant mais c’est un goujat, claironne Pierla.

—Tais-toi, je me concentre…

En une fraction de seconde, je me retrouve sur ses genoux, dans ses bras, emportant tout sur mon passage. Son verre, heureusement remplit d’eau pétillante, qu’il avait laissé sur sa tablette, est maintenant sur sa chemise, éclaboussant au passage, sa veste de costume et son journal. Je suis mortifiée et honteuse, mais ose pourtant un regard dans sa direction. Son visage est impassible, mais, se dessine sur ses lèvres un vague rictus qui disparaît presque aussitôt. Je sens son parfum et ferme les yeux une fraction de seconde, comme pour le graver dans ma mémoire.

—Lève-toi ! me crie Pierla.

—Je ne peux pas andouille, sinon je l’aurai déjà fait.

—Il te regarde avec insistance, et ça n’a pas l’air de lui déplaire !!!

Mon esprit aimerait que je me lève mais mon corps ne bouge pas. Prenant appui sur ses avant- bras, je parviens à me redresser et regarde catastrophée les dégâts engendrés. Sa chemise est trempée et lui colle à la peau, elle laisse deviner un torse harmonieusement musclé. Quant à son journal, il est déchiré et imbibé d’eau, tout à fait impossible à lire. Je me mordille la lèvre inférieure en guise d’excuse.

—Le spectacle est divertissant ? me demande-t-il d’un ton ironique en soulevant imperceptiblement un sourcil.

Sa voix est chaude, son timbre envoûtant. Je frissonne de nouveau. Aussitôt, je réalise que je suis en train de fixer son torse et rougis violemment devant le fait accompli.

—Je… je suis désolée, je n’avais pas prévu ces secousses.

—Pourtant, l’hôtesse nous en a informés à deux reprises ! Ne l’avez-vous pas entendue ?

Je n’arrive pas à déceler, s’il s’agit d’ironie ou de surprise. Son visage reste indéchiffrable, seuls ses yeux bleu acier se plissent légèrement, et pénètrent dans les miens afin d’y chercher une réponse. Je suis incapable de détacher mon regard du sien, les battements de mon cœur s’accélèrent de plus belle. Merde, qu’est-ce qu’il m’impres-sionne !

— Si ….

Je suis incapable de prononcer autre chose qu’un monosyllabe.

—Si !!! Et alors, mademoiselle ? me dit-il d’un ton autoritaire.

—Alors…

Ma voix intérieure me rappelle à l’ordre :

—Tu me fais honte ma petite fille, je ne te reconnais pas. Je n’ai qu’une envie, c’est de me boucher les oreilles et de me cacher les yeux, me réprimande-t-elle.

—Si ça peut te rassurer… moi aussi !

 

Extrait 2/3

Il m’embrasse avec ardeur et me caresse avec volupté. Je lui rends son baiser, pleine de désirs. Sa main chemine le long de mon corps et fait pression sur mes fesses afin que je me colle à lui. A travers ma robe chemisier, je sens son érection grandir dans son pantalon, ce qui attise encore plus mon excitation et mon envie de lui. Il me retourne de nouveau face au miroir, de façon à ce que je lui tourne le dos. Il se colle à moi et balade ses lèvres sur l’arête de ma joue, déclenchant de doux picotements le long de ma colonne. Je peux voir son reflet dans la glace, ses yeux brillent de mille feux. Ma tête repose sur son épaule, mon corps est plaqué contre le sien. Il promène sa main sur mes seins, sur mes hanches, sur mes cuisses. Je sens une première palpitation dans mon bas ventre. C’est fou l’effet qu’il peut me faire. Ma réaction face à ce simple échange, brise toute conception du rationnel.

—Arrête, n’importe qui peut arriver, dis-je mollement inquiète.

—Ne te fais pas de soucis pas pour ça.

Je suis tellement excitée que je ne cherche pas à comprendre, perdant tout bon sens. D’un coup sec, il fait sauter les pressions de ma robe, qui s’ouvre et laisse apparaître mes sous-vêtements. Il passe une main sur le bonnet de mon soutien-gorge et sort un sein qui se fait récompenser par la chaleur de sa peau, il opère de la même façon pour l’autre. Je le regarde faire dans le miroir, comme hypnotisée ; le spectacle est exaltant. Nos regards se croisent, je suis de plus en plus impatiente. Sa main descend lentement et se pose sur la fine dentelle de mon string. Je me plaque encore plus à lui. Mon corps n’obéissant qu’aux caresses qu’il reçoit. Je frissonne…

—Enlève-le et donne-le-moi ! m’ordonne-t-il.

Fébrile je retire ma petite culotte et la lui tends. Il la range dans la poche de sa chemise.

—Maintenant, mets tes bras en arrière et accroche-toi aux passants de mon pantalon.

Je semble ainsi, totalement offerte et cette position redouble mon désir. Il m’embrasse derrière l’oreille, ses lèvres s’échappent sur mon cou, mon épaule, remonte derrière mes lobes, tandis que ses mains parcourent de nouveau mon corps tendu, attentif et réactif à chaque caresse. Mes jambes tremblent, je me cramponne aux passants de son pantalon. Ma peau est électrisée par le passage de ses doigts. C’est divin. Sa main s’arrête sur mon entrejambe, effleure mon clitoris,  je sais que je suis mouillée de plaisir. Je ferme les yeux pour savourer.

—Regarde-moi ! Je veux voir tes yeux dans le miroir.

C’est grisant et érotique, quelque peu exhibitionniste et voyeuriste, mais follement plaisant. Suivre des yeux chacun de ses mouvements, regarder mon corps évoluer au rythme de ses caresses. La pointe de mes seins est tendue, la chair de poule recouvre mes bras, mon bassin accompagne ses doigts.

—Fred, dis-je d’un ton suppliant.

Je supplie quoi ? Je ne le sais pas moi-même, pour qu’il arrête, pour qu’il continue. Oui, pour qu’il poursuive, surtout qu’il ne s’arrête pas, jamais !

Mon regard est émerveillé par cette main virile, qui parcourt et explore mon corps avide de plaisir. Ses caresses s’intensifient et déclenchent en moi des ondes sensuelles et des gémissements voluptueux. Entre mes cuisses, c’est l’euphorie.

 

Extrait 3/3

Brian a un sourire crispé, son regard salace se pose sur mes lèvres, mes seins, mon corps. J’ai envie de vomir, je suis prise de spasmes douloureux à l’estomac. Le contact des mains de l’homme, autour de mes épaules me répugne et déclenche une boule au fond de ma gorge. Une salive acide s’accumule dans ma bouche annonçant les prémices d’une régurgitation imminente. Sofia me regarde horrifiée. Je ferme les miens afin de contrôler mon envie présente de vomir. Je laisse échapper ma respiration par la bouche, de façon saccadée mais silencieuse. Les battements de mon cœur s’en accommodent et prennent un meilleur rythme.

—Sa bouche me semble très prometteuse, ajoute-t-il en me passant un doigt sur mes lèvres.

Ce geste déplacé me révolte et relance les battements frénétiques de mon organe vital.

—Pense à tes cours, on t’a appris à gérer le stress, me lance Pierla.

—Oui mais pas dans ces conditions.

—Essaie, je t’en prie, il faut que tu retrouves ton calme, ajoute-t-elle.

J’observe Rafael, son regard lance des éclairs mais deviennent doux en croisant mes yeux. Je prends une profonde aspiration, je ne tremble plus, la peur a quitté mon corps pour faire place à mon instinct de survie Ma témérité me surprend la première, lorsque je prends enfin la parole.

—Il a raison, Rafael, tu ne peux pas gagner à tous les coups. Tu devrais savoir que j’aime les hommes forts et puissants. Il faut apprendre à perdre dans la vie. C’est ce que je disais à Giacomo et Cathy quand tu m’as laissé seule tout à l’heure.

Je tourne mon visage vers l’homme au revolver et lui adresse un sourire charmeur voire aguicheur. Ses lèvres sirupeuses me donnent la nausée. Il faut que je gagne du temps. Mais que faire ? Mes neurones fonctionnent à deux cent pour cent.

—Pierla ! Au secours ! Notre vie en dépend.

—Embrasse-le, embrasse ce porc, me dicte Pierla.

Pierla a toujours été de bon conseil mais là son idée est loin de m’emballer. J’approche les lèvres de sa bouche répugnante.

—Aurélia, non ! Tu n’es pas obligée, me crie Rafael.

Merci mon Dieu pour la diversion. Je tourne la tête vers lui, ce qui me permet de m’éloigner légèrement de l’inconnu au révolver. Son regard suppliant me touche en plein cœur, une boule d’angoisse se forme dans ma gorge, mon ventre se tord de douleur. La nausée me reprend. Je fais circuler l’air dans mes poumons, prends une profonde inspiration pour calmer ma voix et lui donner l’intonation voulue.

—Mais ce n’est nullement une obligation Rafael, j’en ai envie. Il faut que tu l’acceptes.

Je lui adresse un clin d’œil, en espérant qu’il comprenne.

—Tu crois que tu es le seul à pouvoir mettre de belles nanas dans ton lit ? Elle en veut la petite, alors fous-nous la paix, intervient l’homme du jardin.

—Pour une fois, c’est moi qui gagne Smith, ta jolie copine a envie de moi et elle a l’air sacrément chaude.

Nous échangeons un regard déchirant avec Rafael. Je me tourne vers l’homme et lui dit le plus naturellement possible.

—La cuisine fera l’affaire, j’ai trop envie de toi.

—Embrasse-moi d’abord devant lui, ça me fera encore plus bander.

—En plus, tu es poétique, ne puis-je m’empêcher de dire.

Il me regarde sceptique, je lui souris immédiatement en essayant de mettre du désir dans mes yeux. Il faut que je gagne du temps, mais que faire ? Il faut que je lui parle, que je l’excite. Mais comment ? Sans le toucher, sans l’embrasser.

Je prends une voix chaude et sensuelle, je lui glisse à l’oreille :

—J’aimerais que tu me baises avec ton arme à la main, ça va me rendre folle.

 

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